19 octobre 2006
St Jérôme
(cliquez sur les images pour les agrandir)
Saint Jérôme fut l'une des figures religieuses les plus représentées à la fin du Moyen-Age et surtout au cours de la Renaissance. Cette peinture de l'italien Antonella da Messina datée de 1460 en est certainement une représentation des plus célèbres.
Saint Jérôme est le plus souvent accompagné d'un lion (ici le lion est caché dans la pénombre à droite, sous les arcades). Il est également presque toujours : soit entouré de livres ou en train d'écrire, comme dans la non moins célèbre gravure de l'allemand Albrecht Dürer exécutée en 1514 :
...soit en pénitence dans le désert, bien qu'il s'agisse rarement d'un désert littéral (tout au moins d'un lieu à l'écart des hommes), comme nous pouvons le voir dans cette peinture datée de 1545-48 du peintre flamand Lucas Gassel :
On remarque également souvent la présence d'une tunique rouge et d'un chapeau de cardinal, d'un crâne et d'un crucifix. Ce qu'on peut constater par exemple dans une des versions peintes par le Caravage en 1607 :
... ou dans une des deux versions de Georges de la Tour peinte en 1630 (dans la deuxième version terminée en 1635 il a enlevé le chapeau) :
On remarque que chez Caravage ou De la Tour, peintres d'un siècle plus tardif que les précédents, outre les évolutions stylistiques (apparition du clair-obscur), le lion a disparu : l'image s'est épurée de la fantaisie légendaire pour se centrer sur l'homme et les symboliques religieuses essentielles - en simplifiant : la vanité symbolisée par le crâne, la connaissance théologique incarnée par le livre, et la foi symbolisée par le crucifix.
Mais qui était Saint Jérôme ? Pourquoi toujours est-il versé dans les livres ? Que venait faire ce lion à ses côtés ?
Au XIIIème siècle, le prêcheur dominicain italien Jacques de Voragine écrit La Légende dorée. Ce recueil compilant l'histoire des saints et martyrs du christianisme est destiné à devenir une sorte de bréviaire pour les laïcs qui n'ont pas accès aux textes liturgiques, et acquiert un succès considérable (plus de mille manuscrits et près de soixante-quinze éditions antérieures à 1500). La véracité historique n'est pas le souci premier de ces histoires de saints, très largement versées dans des récits légendaires qui exaltent l'imaginaire populaire tout en servant la propagande chrétienne.
Les artistes furent nombreux à s'être abreuvés à cette étonnante source d'inspiration, et on les comprend ! Voici ce qu'on nous dit de Saint Jérôme, qui vécut au IVème siècle :
"Jeune encore, il alla à Rome où il étudia à fond les lettres grecques, latines et hébraïques. (...) Il s'adonnait nuit et jour à l’étude des saintes Ecritures. Il y puisa avec avidité ces connaissances qu'il répandit dans la suite avec abondance. A une époque, il le dit dans une lettre à Eustachius, comme il passait le jour à lire Cicéron et la nuit à lire Platon, parce que le style négligé des livres des Prophètes ne lui plaisait pas, vers le milieu du carême, il fut saisi d'une fièvre tellement subite et violente, que son corps se refroidit, et la chaleur vitale s'était retirée dans sa poitrine. Alors qu’on préparait déjà ses funérailles, il se vit soudain conduire devant le tribunal de Dieu qui lui demanda quelle était sa qualité, il répondit ouvertement qu'il était chrétien. « Tu mens, lui dit le juge ; tu es cicéronien, tu n'es pas chrétien car où est ton trésor, là est ton coeur. » Jérôme se tut alors et aussitôt le juge le fit fouetter fort rudement Jérôme se mit à crier : « Ayez pitié de moi, Seigneur, ayez pitié de moi. » Ceux qui étaient présents se mirent en même temps à prier le juge de pardonner à ce jeune homme. Celui-ci proféra ce serment : « Seigneur, si jamais je possède des livres profanes, si j'en lis, c'est que je vous renierai. » Sur ce serment, il fut renvoyé et soudain il revint à la vie. Alors il se trouva tout baigné de larmes, et il remarqua que ses épaules étaient affreusement livides des coups reçus devant le tribunal de Dieu. Depuis, il lut les livres divins avec le même zèle qu'il avait lu auparavant les livres païens. Il avait vingt-neuf ans quand il fut ordonné cardinal prêtre dans l’église romaine."
Nous apprenons donc là que Saint Jérôme était cardinal, ce qui n'était d'ailleurs en réalité pas le cas, mais la légende fut tenace et les artistes le représentèrent toujours en cardinal !
Saint Jérôme, Jan Sanders van Hemessen, non daté.
Poursuivons la lecture de La Légende dorée :
"A la mort du pape Libère, Jérôme fut acclamé par tous digne du souverain pontificat. Mais ayant repris la conduite lascive de quelques clercs et des moines, ceux-ci, indignés à l’excès, lui tendirent des pièges. D'après Jean Beleth, ce fut au moyen d'un vêtement de femme qu'ils se moquèrent de lui d'une façon honteuse. En effet Jérôme s'étant levé comme de coutume pour les matines trouva un habit de femme que ses envieux avaient mis auprès de son lit, et croyant que c'était le sien, il s'en revêtit et s'en alla ainsi à l’église. Or, ses ennemis avaient agi de la sorte afin qu'on crût à la présence d'une femme dans la chambre du saint. Celui-ci, voyant jusqu'où ils allaient, céda à leur fureur et se retira chez saint Grégoire de Nazianze, évêque de la ville de Constantinople Après avoir appris de lui les saintes lettres, il courut au désert et il y souffrit pour J.-C. tout ce qu'il raconte lui-même à Eustochium en ces termes : « Tout le temps que je suis resté au désert et dans ces vastes solitudes qui, brûlées par les ardeurs du soleil, sont pour les moines une habitation horrible, je me croyais être au milieu des délices de Rome. Mes membres déformés étaient recouverts d'un cilice qui les rendait hideux ; ma peau, devenue sale, avait pris la couleur de la chair des Ethiopiens. Tous les jours se passaient dans les larmes ; tous les jours des gémissements, et si quelquefois un sommeil importun venait m’accabler, la terre nue servait de lit à mes os desséchés. Je ne parle point du boire ni du manger, quand les malades eux-mêmes usent d'eau froide, et quand manger quelque chose de cuit est un péché de luxure : et tandis que je n'avais pour compagnons que les scorpions et les bêtes sauvages, souvent je me trouvais en esprit dans les assemblées des jeunes filles ; et dans un corps froid, dans une chair déjà morte, le feu de la débauche m’embrasait. De là des pleurs continuels. Je soumettais ma chair rebelle à des jeûnes pendant des semaines entières. Les jours et les nuits étaient tout un le plus souvent, et je ne cessais de me frapper la poitrine que quand le Seigneur m’avait rendu à la tranquillité. Ma cellule elle-même me faisait peur, comme si elle eût été le témoin de mes pensées. Je m’irritais contre moi, et seul je m’enfonçais dans les déserts les plus affreux. Alors, Dieu m’en est témoin, après ces larmes abondantes il me semblait quelquefois être parmi les chœurs des anges. » Il fit ainsi pénitence pendant quatre ans, après quoi il revint à Bethléem, où il s'offrit à rester comme un animal domestique auprès de la crèche du Seigneur."
Saint Jérôme, Hans Memling, 1485-90.
Saint Jérôme en prière, Hiéronymus Bosch, 1505.
Saint Jérôme, Lorenzo Lotto, 1506.
Saint Jérôme dans le désert, Joachim Patenier, 1520.
Saint Jérôme dans un paysage rocailleux, Joachim Panetier, 1520.
Comme on peut le constater, cette iconographie est la même en Italie comme dans les Flandres, bien que les styles divergent. La Renaissance italienne et sa conception du monde s'exportaient en effet largement au-delà de ses frontières, et les échanges avec les écoles flamande et allemande étaient extrêmement intenses.
Mais poursuivons à nouveau notre lecture de La Légende dorée, car de lion pour l'instant il n'y a pas trace :
"Il relisait (135) les ouvrages de sa bibliothèque qu'il avait rassemblée avec le plus grand soin, ainsi que d'autres livres; et jeûnait jusqu'à la fin du jour. Il réunit autour de lui un grand nombre de disciples, et consacra quarante-cinq ans et six mois à traduire les Ecritures ; il demeura vierge jusqu'à la fin de sa vie. Bien que dans cette légende, il soit dit qu'il fut toujours vierge, il s'exprime cependant ainsi dans une lettre à Pammachius : « Je porte la virginité dans le ciel, non pas que je l’aie. » Enfin sa faiblesse l’abattit au point que couché en son lit, il était réduit, pour se lever, à se tenir par les mains à une corde attachée à une poutre, afin de suivre comme il le pouvait, les offices du monastère."
Voilà donc pourquoi Saint Jérôme passe son temps à écrire : il traduit la Bible en latin ! Et sa traduction fit autorité, de la part d'un érudit connaissant à fond le latin, le grec et l'hébreu, et par dessus le marché pourvu d'une telle droiture morale...
Voici un croquis de Dürer (1511), pour changer :
... ainsi qu'une autre peinture du maître allemand qui aimait visiblement bien Saint Jérôme (1521) :
Et voici presque un siècle plus tard une autre version peinte par Le Caravage (1606) :
Et dans la série des clair-obscurs, voici un tableau de Trophime Bigot peint en 1630, ressemblant étrangement à un De la Tour...
A côté, ce Saint Jérôme peint par Lionello Spada en 1610 paraît presque un peu fade :
Revenons un peu dans le temps (1541) et un peu plus au nord avec ce tableau de Marinus van Reymerswaele :
Il a une bonne gueule, non ?
Restons sérieux, en revenant encore un peu en arrière et en Italie, avec une peinture de Ghirlandaio réalisée en 1480 :
Ne lui trouvez-vous pas un petit lien de parenté avec ce tableau flamand qui date de 1442 (soit près de quarante ans avant) réalisé par le grand Jan van Eyck ?
Vous allez me dire : ça n'a rien à voir, Ghirlandaio a enlevé le lion !
Mais au fait, ce lion ? On n'en sait toujours pas plus... Reprenons donc la lecture de Jacques de Voragine :
"Une fois, vers le soir, alors que saint Jérôme était assis avec ses frères pour écouter une lecture de piété, tout à coup un lion entra tout boitant dans le monastère. A sa vue, les frères prirent tous la fuite; mais Jérôme s'avança au-devant de lui comme il l’eût fait pour un hôte."
Saint Jérôme, Carpaccio, 1502.
"Le lion montra alors qu'il était blessé au pied, et Jérôme appela les frères en leur ordonnant de laver les pieds du lion et de chercher avec soin la place de la blessure. On découvrit que des ronces lui avaient déchiré la plante des pieds. Toute sorte de soins furent employés et le lion guéri, s'apprivoisa et resta avec la communauté comme un animal domestique."
Saint Jérôme soignant la patte du lion, maître italien inconnu, 1450-55.
Saint Jérôme et le lion, Rogier van der Weyden, 1450.
"Mais Jérôme voyant que ce n'était pas tant pour guérir le pied du lion que pour l’utilité qu'on en pourrait retirer que le Seigneur le leur avait envoyé, de l’avis des frères, il lui confia le soin de mener lui-même au pâturage et d'y garder l’âne qu'on emploie à apporter du bois de la forêt. Ce qui se fit : car l’âne ayant été confié au lion, celui-ci, comme un pasteur habile, servait de compagnon à l’âne qui allait tous les jours aux champs, et il était son défenseur le plus vigilant durant qu'il paissait çà et là. Néanmoins, afin de prendre lui-même sa nourriture et pour que l’âne pût se livrer à son travail d'habitude, tous les jours, à des heures fixes, il revenait avec lui à la maison. Or, il arriva que comme l’âne était à paître, le lion s'étant endormi d'un profond sommeil, passèrent des marchands avec des chameaux : ils virent l’âne seul et l’emmenèrent au plus vite. A son réveil, le lion ne trouvant plus son compagnon, se mit à courir çà et là en rugissant. Enfin, ne le rencontrant pas, il s'en vint tout triste aux portes du monastère, et n'eut pas la hardiesse d'entrer comme il le faisait d'habitude, tant il était honteux. Les frères le voyant rentrer plus tard que de coutume et sans l’âne, crurent que, poussé par la faim, il avait mangé cette bête; et ils ne voulurent pas lui donner sa pitance accoutumée, en lui disant : « Va manger ce qui t'est resté de l’ânon, va assouvir ta gloutonnerie. » Cependant comme ils n'étaient pas certains qu'il eût commis cette mauvaise action, ils allèrent aux pâtures voir si, par hasard, ils ne rencontreraient pas un indice prouvant que l’âne était mort, et comme ils ne trouvèrent rien, ils vinrent raconter le tout à saint Jérôme. D'après les avis du saint, on chargea le lion de remplir la fonction de l’âne ; on alla couper du bois et on le lui mit sur le dos. Le lion supporta cela avec patience: mais un jour qu'il avait rempli sa tâche, il alla dans la campagne et se mit à courir çà et là, dans le désir de savoir ce qui était advenu de son compagnon, quand il vit venir au loin des marchands conduisant des chameaux chargés et un âne en avant. Car l’usage de ce pays est que quand on va au loin avec des chameaux, ceux-ci afin de pouvoir suivre une route plus directe, soient précédés par un âne qui les conduit au moyen d'une corde attachée à son cou. Le lion ayant reconnu l’âne, se précipita sur ces gens avec d'affreux rugissements et les mit tous en fuite. En proie à la colère, frappant avec force la terre de sa queue, il força les chameaux épouvantés d'aller par devant lui à l’étable du monastère, chargés comme ils l’étaient. Quand les frères virent cela, ils en informèrent saint Jérôme : « Lavez, très chers frères, dit le saint, lavez les pieds de nos hôtes ; donnez-leur à manger et attendez là-dessus la volonté du Seigneur. » Alors le lion se mit à courir plein de joie dans le monastère comme il le faisait jadis, se prosternant aux pieds de chaque frère. Il paraissait, en folâtrant avec sa queue, demander grâce pour une faute qu'il n'avait pas commise. Saint Jérôme, qui savait ce qui allait arriver, dit aux frères : « Allez, mes frères, préparer ce qu'il faut aux hôtes qui viennent ici. » Il parlait encore quand un messager annonça qu'à la porte se trouvaient des hôtes qui voulaient voir l’abbé. Celui-ci alla les trouver; les marchands se jetèrent de suite à ses pieds, lui demandant pardon pour la faute dont ils s'étaient rendus coupables. L'abbé les fit relever avec bonté et leur commanda de reprendre leur bien et de ne pas voler celui des autres. Ils se mirent alors à prier saint Jérôme d'accepter la moitié de leur huile et de les bénir. Après bien des instances, ils contraignirent le saint à accepter leur offrande. Or, ils promirent de donner aux frères, chaque année, une pareille quantité, d'huile et d'imposer la même obligation à leurs héritiers."
Voilà à peu près tout ce que dit La Légende dorée sur Saint Jérôme. Si vous désirez en lire plus de détails, le texte intégral de Jacques de Voragine a été mis en ligne à cette adresse : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/.
Quant à nous, nous allons nous quitter sur des images avec un petit assortimant non exhaustif et chronologique d'autres oeuvres mettant en scène qui vous savez...
St Jérôme, Lorenzo Monaco, 1420.
St Jérôme et St Jean le Baptise, Masaccio, 1428.
La pénitence de St Jérôme, Piero della Francesca, 1450.
St Jérôme, Léonard de Vinci, 1480.
St Jérôme, Michael Pacher, 1483.
St Jérôme, Giovanni Bellini, 1480-85.
St Jérôme et le lion, Hans Memling, 1485-90.
St Jérôme, Filippino Lippi, 1490.
St Jérôme, Albrecht Dürer, 1492.
St Jérôme, Bartolomeo Montagna, 1500.
St Jérôme, Giovanni Bellini, 1502.
St Jérôme, Lorenzo Lotto, 1509-10.
St Jérôme, Albrecht Dürer, 1512.
St Jérôme, Titien, 1560.
St Jérôme étudiant, Le Gréco, 1600-14.
St Jérôme, Caravage, 1605-06.
St Jérôme et l'ange, Simon Vouet, 1620.
St Jérôme, Jusepe de Ribera, 1637.
La vision de St Jérôme, Bernardino Mei, 1657-60.
Toutes les images proviennent du web gallery of art : http://www.wga.hu
Commentaires
bravo pour ces riches pages de peinture et commentaires intéressants. je découvre ce blog après celui de KA où j'ai trouvé le lien.
c'est super pour rendre mes insomnies très agréables je vais y retourner assurément.
Musée Ingres
A découvrir, au musée Ingres de Montauban (Tarn-et-Garonne), trois tableaux représentant Saint Jérôme : un Saint Jérôme dans son cabinet de travail (thème du studiolo, cher à la Renaissance), dû à un obscur peintre de Pézenas du XVIe siècle (Philippe Gautard) et qui reprend en partie le motif du tableau de Dürer ; un saint Jérôme pénitent attribué à Frans Pourbus l'Ancien, de la deuxième moitié du XVIe ; un très beau tableau attribué à Ribera représentant le saint au désert en train de lire un manuscrit, près d'un crâne posé au sol (1e moitié XVIIe).
Bravo et merci
Je suis très heureuse de découvrir ce site car je travaille sur le thème du lion chez le peintre Jean-LEON Gérôme, dont l'ensemble de l'oeuvre est dominé par des jeux fondés sur cette homonymie: Leo = lion = Léon
Jean-Léon Gérôme a peint une "Communion de saint Jérome à l'église Saint Séverin à Paris
Encore un Saint-Jérôme !
Merci pour cette étude très complète des représentations d'un saint très populaire au XIV / XV ème siècle.
Je possède un tableau sur bois ( 76x92 cm) intitulé (au XIXème siècle) "Ecole Allemande XVème siècle Saint-Jérôme".
On peut en effet voir unn viellard dénudé et barbu, tenant tous les attribus (éclairage à gauche, chapeau et manteau de cardinal, la pierre dans la main droite, le crucifix, la bible -en deux volumes-, le sablier, le crâne, le lion, un paysage avec arbre dans le lointain,...).
De plus , les mains sont plus sombres que le reste du corps (très blanc) : est-ce une symbolique ?
Et encore un !
site exceptionnel pour les collectionneurs des
"saint Jérôme.Bravo et merci.Je signale le très beau saint Jérôme de Colantonio au musée Capodimonte
La chapelle St Jérôme de la Salle
Merci pour ce beau travail sur St Jérôme à qui je m'intéresse car nous avons dans ma commune de Lanmérin (Côtes d'Armor)une petite chapelle (classée) dédiée à St Jérôme datant de 1536 et comportant des corniches et entraits d'époque superbement sculptés et un St Jérôme traité en clé pendante au dessus de l'autel. A cette époque, en Bretagne, St Jérôme n'était connu que de quelques érudits. Nous nous démenons pour faire restaurer l'intérieur de cette charmante petite chapelle. Venez la voir.
Merci
Bonjour et un grand merci pour cet article sur St. Jérôme qui m'a permit d'utiliser l'extrait du texte de Jacques de Voragine.
Votre article est tombé à pic alors que je projetais un travail d'observation et de traduction de trames et de hachures pour mes élèves de cap (je suis prof d'Arza) à partir de gravures de Rembrandt (dont une sur St Jérôme). Cela nous a permit aussi, de réaliser un petit travail de lecture avec le prof de français, et je pense poursuivre et prolonger "un élargissement à la culture artistique" grâce à votre article.
Je voulais aussi vous signaler une coquille, Jacques de Voragine a sévit, il me semble, au 13ème siècle et non au 18ème.
Encore merci, et félicitation pour votre site riche et abondant.
Thierry
A Thierry
Merci de m'avoir signalé cette coquille. C'est rectifié.
De rien
C'est toujours plus facile de repérer les coquilles quand on a pas écrit le texte. A ce propos je suis administrateur du site des arts appliqués de l'académie de Poitiers que je viens de mettre en lien ici.
Dès que j'aurai une minute devant moi, j'écrirai un mot sur votre site. J'en ai d'ailleurs "chanté" les louanges lors d'un stage de formation.
Jérôme Cardinal ?
Merci pour ce travail passionnant sur St Jérôme. M'interrogeant aussi sur la présence du chapeau de cardinal, j'ai été chercher dans le Dictionnaire Encyclopédique du Moyen-Age (d'André Vauchez au CERF) l'origine des cardinaux. J'y ai appris qu'il y en avait 3 groupes :
- les cardinaux-évêques déjà présents aux synodes avant le 11°
- les cardinaux-prêtres responsables des églises titulaires à Rome depuis le 4°. Jérôme en aurait-il fait partie ?
- les cardinaux-diacres qui lisent l'Evangile à Rome dès le milieu du 10°
Le terme de cardinal serait un attribut à accorder aux évêques, prêtres et diacres qui prêtent leurs services à une église pour laquelle ils n'ont pas été consacrés, mais dans laquelle ils sont incardinés.
Or Jacques de Voragine parle bien de cardinal-prêtre pour Jérôme. Jérôme serait-il pas effectivement cardinal-prêtre, même si le chapeau rouge est parfaitement anachronique ?
Félicitations pour la qualité de votre site et de vos reproductions. Il manque une autre version de Marinus van Reymerswaele, peut-être encore plus belle que celle du Prado, et que l'on peut voir actuellement au musée Jacquemart-André, exposition Brukenthal. Cette toile est visible sur le site culturespaces-minisite.com.
Brunet-Vidal, peintre
Et la pierre...?
Merci pour cette magnifique approche de St Jérôme et aussi de m'éclairer précisément sur la place du cailloux que l'on voit sur presque toutes les représentations. Demande de mon petit-fils ( 5ans...) aprés sa découverte du tableau du Titien à l'expo actuelle du Louvre...!
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