17 décembre 2006

de Holbein à Ron Mueck

La virtuosité technique de Hans Holbein le Jeune (1497-1543) lui permettait de rendre ses modèles avec un degré de réalisme rarement atteint jusqu'à lui. C'est pourquoi il se rendit célèbre avant tout pour son génie du portrait. Hans Holbein le Jeune, Portrait de Nikolaus Kratzer, 1528. Hans Holbein le Jeune, Portrait de Charles de Solier, lord of Morette, 1534-35. Pourtant, comme si cette perfection dans la ressemblance ne lui suffisait pas, Holbein dépassa parfois ce réalisme en "truquant" la... [Lire la suite]
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13 décembre 2006

Harold Pinter : discours de prix Nobel de littérature 2005.

Voici la conférence prononcée par Harold Pinter il y a un an lors de la remise de son prix Nobel de littérature. Le titre nous éclaire sur le sujet : Art, vérité et politique. " En 1958 j’ai écrit la chose suivante : « Il n’y a pas de distinctions tranchées entre ce qui est réel et ce qui est irréel, entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Une chose n’est pas nécessairement vraie ou fausse ; elle peut être tout à la fois vraie et fausse. » Je crois que ces affirmations ont toujours un sens et s’appliquent toujours... [Lire la suite]
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12 décembre 2006

Petit intermède en claquettes

Le film Stormy Weather sortit en 1943 et fut le plus grand succès de son réalisateur Andrew L. Stone. On y trouve Cab Calloway et son groupe (dont Fats Waller au piano), accompagnant des danseurs d'exception comme Bill Robinson, Lena Horne et les Nicholas Brothers. Ce film contient dans son dernier quart d'heure une des plus fabuleuses séquences de claquettes jamais filmées (selon les dires même de Fred Astaire, qui n'en faisait pas partie)... Mesdames et messieurs, je vous donc demande d'ouvrir grand vos mirettes... [Lire la suite]
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03 décembre 2006

Quelqu'un va venir

Après avoir réalisé plusieurs bandes dessinées en noir et blanc dans la lignée de Baudoin et de Muñoz, Pierre Duba a publié en 2002 son premier album en couleur : Quelqu'un va venir (éditions 6 Pieds sous terre). Atmosphères troubles, images mentales obsessionnelles, à la limite de l'abstraction, voici une forme de bande dessinée aux antipodes de la ligne extrêmement claire d'un Chris Ware dont je parlais là. Adapté d'une pièce de Jon Fosse, le récit évoque un couple qui se retrouve dans une maison à l'écart du monde. C'est... [Lire la suite]
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30 novembre 2006

A faire froid dans le dos

Aujourd'hui, comme ces derniers jours, pas le temps d'un long discours : voici donc juste une petite phrase de Gustave Flaubert pour égayer votre journée (extraite d'une lettre écrite en 1859)... "Quand une fois on a baisé un cadavre au front, il vous en reste toujours... un arrière-goût de néant que rien n'efface." Hans Holbein le Jeune, Le Christ Mort, 1521. La prochaine fois, un message moins sinistre, promis !
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27 novembre 2006

The Innocent

Le Gentil Garçon, The Innocent, 2006. D'autres oeuvres de cet artiste sur www.legentilgarcon.com
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25 novembre 2006

Indiscrétions

Johannes Vermeer, La lettre d'amour, 1667-68. Félix Vallotton, Femme faisant lire à une petite fille, 1900. Edward Hopper, Hotel Room, 1931. Trois artistes passent la tête par la porte, ou derrière le rideau, et scrutent discrètement les infimes évènements qui se trament dans le quotidien. Ou bien l'absence d'évènement, l'attente, l'ennui... Edward Hopper, Room in Brooklyn, 1932. Edward Hopper, Morning Sun, 1952. Edward Hopper, City Sunlight, 1954. A chaque fois, les titres de Hopper... [Lire la suite]
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24 novembre 2006

Esthétique de Tchouang Tseu

Voici un splendide texte de Tchouang Tseu, traduit par Jean-François Billeter.     J'ai choisi de l'illustrer totalement arbitrairement et intuitivement avec quelques images que j'aime bien...     "Pei-men Tch’eng interrogeait l’Empereur Jaune : « Vous entendant jouer la musique de Sien-tch’e au milieu de la nature sauvage, lui dit-il, la première fois je fus saisi d’effroi, la deuxième je me sentis défait, enfin je fus égaré, désemparé, incapable de me ressaisir. »  ... [Lire la suite]
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21 novembre 2006

2001 l'Odyssée du Rond

Tiens ! J'ai été frappé par la récurrence des formes rondes dans le film de Stanley Kubrick 2001 l'Odyssée de l'Espace (1968). Précision : il vaut mieux avoir déjà vu ce film avant de lire ce billet. Contemplons-en quelques extraits : Forcément, un film qui se déroule dans l'espace ! Qu'y a-t-il à part du vide et des sphères ? Des vaisseaux spatiaux, peut-être,  comme cette gigantesque roue sur fond de Beau Danube Bleu, valse à trois temps qui fait tournoyer les danseurs...... ... ou comme cette boule... [Lire la suite]
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13 novembre 2006

Révélation picassienne

« Dans l’art, le peuple ne cherche plus consolation et exaltation, mais les raffinés, les riches, les oisifs, les distillateurs de quintessence cherchent le nouveau, l’étrange, l’original, l’extravagant, le scandaleux. Et moi-même, depuis le cubisme, et au-delà, j’ai contenté ces maîtres et ces critiques avec toutes les bizarreries changeantes qui me sont passées en tête. Et moins ils comprenaient, plus ils m’admiraient. À force de m’amuser à ces jeux, à toutes ces fariboles, à tous ces casse-tête, rébus et arabesques, je suis... [Lire la suite]
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